La lime

La monnaie s’inscrit dans tes gènes
Nos racines sont traversées de chaînes
Les foules refoulées se dégainent
Et l’enfant rêvasse de plaines

À peine on entend le murmure
lézardant les pans des murs
Semblant panser les blessures
Que font nos semelles trop dures

C’est le hasard que Dieu emploie
Pour demeurer anonyme
Et pour les barreaux de ta cage
Faut du courage et une bonne lime

On changera pas les galaxies
La Terre s’en fout de c’qu’on en f’ra
Et on n’est pas si mal lotis
J’ai même la liste de ce qu’on a
On a de la force à dépenser, on a nos rages désabusées.
De l’espoir dans nos tiroirs.
Et puis il y a toi à mes côtés, tous nos frères de déboires.
Toutes ces choses à s’échanger.
Et le reste, c’est pour plus tard.

Les déserts sous la lune respirent
Nos peaux suintent sous les zéniths
Et l’âme se rangeant sous l’empire
Plie sous l’emprise d’anciens rites

Mais on efface un temps le temps
Nos tempes tremblent d’impatience
D’assister aux transcendances
De conquérir nos peurs d’enfants

C’est le hasard que Dieu emploie
Pour demeurer anonyme
Et pour les barreaux de ta cage
Faut du courage et une bonne lime

On changera pas les galaxies
La Terre s’en fout de c’qu’on fera
Et on n’est pas si mal lotis
J’ai même la liste de ce qu’on a
On a de la force à dépenser, on a nos rages désabusées.
De l’espoir dans nos tiroirs.
Et puis il y a toi à mes côtés, tous nos frères de déboires.
Toutes ces choses à s’échanger.
Et puis le reste, c’est pour plus tard,
car il y a toi à mes côtés.

(Et le reste peut se faire voir)

 

Kenneth Le Boulengé