La maison d’en bas

T’inquiète pas mon fiston
Je recommence la semaine prochaine
Et je t’ai pas menti, oh non
Il faut juste qu’ils me rappellent
Et j’ai pas de folie dans les yeux
Et ils brillent toujours autant
T’inquiètes donc pas mon grand
Demain le ciel sera bleu

Et les bouteilles s’y entassent
Et le temps y est lent
Mais pourquoi tu te tracasses?
Et pourquoi tu fuis autant?
Y’a qu’à s’en foutre de ces gens
Qui pensent tout savoir, tout mieux que nous
Puisqu’il nous reste les salles de bal
Puisqu’il nous reste la salle des fous

La maison en contrebas résonne et on y entend plus un pas
Ca s’abandonne dans les écrans, ça s’y abonne et vit dedans
Ca y sent le calme à plein nez, on y plane tranquillement
On va pas en partir mon grand, faut nous laisser, un moment

T’inquiètes pas mon fiston
Tu t’inventes des problèmes
Et j’te mens pas de, toute façon
Maintant c’est vraiment plus la peine
Y’aura d’l’euphorie dans les cieux
De l’euphorie pour longtemps
Et puis n’aies pas peur du temps
Regarde le bien droit dans les yeux

La maison en contrebas résonne et on y entend plus un pas
Ca s’abandonne dans les écrans, ça s’y abonne, ça vit dedans
Ca y sent le calme à plein nez, on y plane tranquillement
On va partir de là mon grand, il faut juste un dernier petit instant

En attendant la suite, y’a des gueulantes au rendez-vous
Et puis des nuits de sourires, quand on se retrouve entre nous
Pour envoyer demain se faire foutre, et ce sans ciller, s’il vous plaît
Même qu’on aura nos verres en main, même qu’on les posera pour dancer

Avoir son verre en main
Le poser pour dancer
Avoir son verre en main
Envoyer tout valser
Avoir ton verre en main
Cracher ta fumée
Avoir ton verre en main
Et bien s’accompagner

 

Kenneth Le Boulengé