Planches

L’argent tu le connais comme moi, il n’a qu’la valeur qu’on lui donne
Mais quand il faut nourrir, au loin la caisse de banque résonne
Et puis quoi encore, du coup, coincé sous le bureau
Exerce sur ce qui t’accable un feu qui brûlerait tous tes maux

Toute ma vie je voulais voir jusqu’où tout ça pourrait aller
Le tout qui change du quotidien qui prend son temps pour nous tuer
Ballets burlesques et téléphones, des chiffres et des calendres
Il faut courser  contre les rides pour ne pas  s’éclipser en cendres

Comme des rideaux comme des flammes rouges sur l’horizon
Et toutes ces routes routes qu’on emprunte pas
À tord ou à raison
Et quand je brûle d’en savoir plus sur nos fonctions
Ma soif se bouge et se rallonge vers tes nylons

Salut, j’ai lu des trucs futiles en diagonale sur des écrans
Réagi de manière puérile, j’ai dit du mal de temps en temps
C’est pas sympa mais ça arrive, de fuir le parfait en courant
Mais j’pose les mots en petites bribes, j’les partage quand ça me chante

Pour m’en aller sur les planches, et continuer à m’épancher
La balance et la cadence , qu’elles soient franches, entremêlées
Puisque ça manque de couleurs vives et me laisse assoiffé d’étés
On prends le temps, le vent, la ride, avides d’avoir pu exister

Comme des rideaux comme des flammes rouges sur l’horizon
Et toutes ces routes routes qu’on emprunte pas
À tord ou à raison
Et quand je brûle d’en savoir plus sur nos passions
Ma soif se bouge et se rallonge loins des néons

Comme des rideaux comme des flammes rouges sur l’horizon
Et toutes ces routes routes qu’on empruntera
À tord ou à raison
Et quand je brûle d’en savoir plus sur nos fonctions
Ma soif se bouge et se rallonge vers tes nylons

Une toute jeune version:

Kenneth Le Boulengé